Parcours & esprit

Tous les chemins mènent à la bijouterie…

Crane19eIvoire.jpgNée dans une famille de bricoleurs passionnés, j’ai baigné dans un univers mêlant outils pour la mécanique, peinture à huile, émail, pâte fimo, plastique fou… Un monde laissant une belle place à la créativité, à l’esprit manuel, à la récup’, et à la transformation.  

Enfant, sous la houlette d’une maman formée aux émaux, mes petites mains expérimentent, fabriquent, dessinent, s’amusent et ramassent tout ce qui me parle en forme, en couleur ou signification. Cailloux, plantes, verre dépoli par la mer… tout y passe et se transforme en bricoles plus où moins esthétiques qui s’accumulent où que j’offre.

Plus tard, je choisis la voie de l’histoire de l’art et de l’archéologie médiévale, après avoir hésité avec une formation plus artistique. Premières fouilles et premières rencontres avec les ossements – humains ceux-là –.

Mais la vie est loin d’être linéaire, et le chemin qu’on pensait tracé ne l’étant pas toujours non plus,  mon premier boulot sera finalement celui de journaliste en art. Passionnant, stimulant mais me laissant le sentiment de n’être pas tout à fait complète… Il me manquait le travail manuel

En 2008, retour aux activités créatives de manière plus intense. L’apprentissage du verre filé me mènera à ce qui fut une révélation dans ma conception de la création : la bijouterie à travers laquelle j’ai trouvé mon mode d’expression idéal. Imagination, contraintes techniques à élucider, expérimentations à l’infini, et enfin le bijou lui-même, aboutissement de ce désir créatif, source de joie intense. Une formation un peu plus poussée pour acquérir les bases des techniques traditionnelles de la bijouterie, et je décide de lancer Finger Factory en 2011.

 Inspiration essentielle

Musei Wormiani HistoriaLes végétaux, sinueux et plein de ressources, la vie, la mort, dans l’esprit des vanités et autres memento mori, les cabinets de curiosités des XVe et XVIIe siècles, l’univers naturaliste, l’anatomie comparée sont les moteurs de mon inspiration, mais il suffit d’une rêvasserie, d’une forme rencontrée dans la rue ou dans la nature pour que naisse l’envie d’en faire un bijou.

Mon indispensable carnet de croquis est toujours à proximité pour ne rien perdre d’une idée et lui permettre de germer à son rythme.

Au fil de mes recherches, je développe un langage formel simple, associant à des métaux précieux (argent) des matériaux moins conventionnels comme l’os ou parfois l’ivoire (recyclé), auxquels je suis heureuse d’offrir une seconde vie.

Grenouilles